Chante avec les stars

23 août 2013
mel sugar

Mel Sugar

Lors du Tremplin Révélations de la Musik de mars 2013, la voix suave de Mel Sugar avait résonné aux oreilles de l’OMJA. En première partie de Mc Tyer, elle avait ainsi repris de grands classiques du RnB et remporté la catégorie Musiques urbaines. Plébiscitée par le public, elle a également assuré la première partie du concert des Psy 4 de la Rime, dans le cadre d’Auber Capitale du Hip Hop le 28 juin dernier. Itinéraire d’une voix montante de la scène RnB française.

 

OMJA : Mel Sugar, qui se cache sous ce nom de scène ?

Mel Sugar : « Je m’appelle Melissa. J’ai 19 ans et je vis à Le Thillay (95). Je suis en BTS tourisme en alternance et je suis chanteuse RnB. Pour la petite histoire, je cherchais un pseudo Facebook avec une amie et on a trouvé ça. Depuis c’est resté. Dans la vie de tous les jours, je suis une personne assez timide et discrète. D‘ailleurs très peu de monde autour de moi sait que je chante.  Mais bizarrement, une fois sur scène, je me lâche.

 

OMJA : Quel est ton parcours musical ?

Mel Sugar : La musique et moi, ça remonte à l’enfance. Mon père est un grand fan de Mariah Carey, il a tous ces albums ! Dès l’âge de 4 ou 5 ans, j’ai commencé à fredonner ses chansons. Puis celles d’Aaliyah, Whitney Houston ou Destiny’s Child, toujours dans un univers RnB. C’est seulement à l’âge de 14 ans que j’ai débuté, après une petite audition, les cours de chant au conservatoire de Gonesse. Deux ans après, j’ai participé à deux concours : Je veux signer chez Az et la Nouvelle Star. Je ne correspondait pas au profil qu’ils recherchaient, mais cela ne m’a pas empêchée de faire des scènes amateur dans la région parisienne. J’ai aussi touché à pas mal d’instruments comme le piano, le violon et la flûte traversière que j’ai pratiqué pendant 9 ans.

 

 

OMJA : Quel est le meilleur et le pire souvenir de ta carrière ?

Mel Sugar : Jusqu’ici je n’ai pas vraiment de mauvais souvenirs. Une fois, je suis allée à une fête alors que j’avais une scène le lendemain. J’avais tellement crié la veille que je n’avais plus de voix le lendemain. Je suis restée des heures sans parler mais ma voix était cassée. J’ai dû changer toutes mes chansons, c’était la cata ! C’est une erreur que je ne ferais plus. Par contre, j’ai beaucoup de bons souvenirs. Le plus récent reste la première partie des Psy 4. Lorsque je faisais mes balances, Soprano m’a entendu depuis sa loge et est venu m’encourager. Il m’a dit que j’avais une belle voix et qu’ils avaient bien choisi. A la fin du concert, j’ai même eu droit à une dédicace sur scène.

 

 

OMJA : Qu’est-ce que la musique peut t’apporter ?

Mel Sugar : La musique me permet de m’évader et quand je suis sur scène, je suis bien. Chanter me permet de dire ce que je ne peux pas dire à quelqu’un quand on est face à face. Je ne chante pas juste pour chanter et je comprends ce que je chante même quand les paroles sont en anglais. J’aime partager, écrire et je compose aussi en français. A 19 ans, je n’ai pas une grande expérience, mais je m’inspire de ma vie pour mes textes. Par exemple, on parle beaucoup des relations africains et des antillais, des tensions qu’il peut y avoir (Mel Sugar est d’origine antillaise, ndlr). J’en ai donc fait une chanson. J’essaie vraiment de me différencier, même si j’écris beaucoup de chansons d’amour (rires) !

 

 

OMJA : Avec l’OMJA, tu as participé au Tremplin Révélations de la Musik. Comment as-tu vécu cette expérience ?

Mel Sugar : Je viens du 95. C’est grâce à un ami du 93 avec lequel je chante, Stimo, que j’ai connu l’OMJA et le Tremplin. Et encore, le jour J (le 15 mars, catégorie Musiques urbaines, ndlr) je ne savais toujours pas qu’il s’agissait d’un concours ! J’ai chanté et au final j’ai gagné la catégorie Musiques urbaines. Ce qui m’a permis de participer à la finale du 5 avril. Ce n’était pas prévu mais ça reste une très bonne expérience. J’ai pu rencontrer des artistes aux styles différents, et surtout des artistes reconnus tels que Sinik et Mac Tyer, le tout dans une ambiance très familiale. C’est d’ailleurs ce que j’apprécie à l’OMJA. Tu es bien accueilli même si tu ne viens pas d’Aubervilliers. Si je me représente au Tremplin, cette fois-ci j’aimerais gagner !

 

 

OMJA : Cette participation au Tremplin t’a-t-elle ouverte des portes ?  

Mel Sugar : Oui. J’ai été recontactée par l’OMJA pour faire la première partie des Psy 4 de la Rime le 28 juin dernier (lors du festival Auber Capitale du Hip Hop). J’étais très stressée. J’arrivais avec ma petite voix, mon petit corps alors que le public était orienté rap. Mais je ne regrette rien, tout s’est très bien passé. Je ne vise pas un public en particulier et voir les filles, comme garçons, apprécier ta musique, ça fait vraiment plaisir. Comme je disais, j’ai vécu l’un de mes meilleurs moments depuis que je chante. Ce n’est pas tous les jours qu’on est accueilli dans les loges des Psy 4 et que l’on est complimentée par Soprano en personne (rires) !

 

 

OMJA : Avec quels artistes aimerais-tu travailler ?

Mel Sugar : Il y en a tellement… En France, j’aime beaucoup ce que font Wallen, Vitaa, Kayna Samet. A l’international, j’aimerais faire un duo avec Brian McNight, Tank, Alicia Keys, Jessie J et bien sur Beyoncé, qui ne rêverait pas de faire un duo avec elle. Après, je suis aussi ouverte au mélange de styles musicaux, rap/RnB par exemple.

 

 

OMJA : En ce moment, on voit beaucoup de chanteuses hyper lookées qui chantent et qui dansent en même temps. Qu’en est-il pour toi ?

Mel Sugar : Je ne suis pas très danse. Pour l’instant, je ne fais que chanter sur scène. Bien sur, je ne reste pas statique, je me déplace peut-être même un peu trop des fois (rires) ! Mais je compte prendre des cours de danse. C’est important de divertir son public. Niveau look, je n’ai pas de style vestimentaire en particulier. J’aime la mode, comme la plupart des filles. Je peux  être aussi bien fashion que street wear. En fait, tout dépend du lieu où je me produis. Mais une chose est sure, en baskets ou en talons, je ne suis jamais négligée. J’aime être propre et soignée.

 

 

OMJA : Quels sont tes projets ?

Mel Sugar : C’est un peu compliqué de gérer les études, le travail et la musique. Mais je prévois de sortir une mixtape début 2014 et pourquoi pas signer en maison de disques. Donc après les vacances, je vais passer tout mon temps libre en studio et à écrire. En tout cas dans 10 ans, si j’ai un parcours musical avec plusieurs concerts, une tournée et deux albums, j’estimerai avoir réalisé mes rêves. Après, je suis lucide : se focaliser uniquement sur la musique à 19 ans c’est dangereux. Donc je fais en sorte d’avoir un diplôme pour pouvoir travailler. Mon plan B, c’est de devenir directrice d’un office de tourisme à l’étranger. D’ailleurs, quand on y regarde, ça se rapproche de la musique car on voyage, on parle des langues étrangères, on rencontre de nouvelles personnes, d’autres cultures. Je ne serais pas dépaysée.

 

 

OMJA : As-tu un conseil à donner aux jeunes qui souhaitent se lancer dans la musique ou tout simplement vivre de leur passion ?

Mel Sugar : Il faut apprendre à prendre en compte les critiques, à prendre sur toi et gérer la pression. C’est ce que la musique m’a appris et j’ai mûri grâce à tout ça. Si j’ai un conseil à donner, c’est de ne rien lâcher. Il y aura toujours des gens pour te rabaisser mais il ne faut pas les écouter. Si tu as la volonté et si tu sais ce que tu veux faire, fais-le ! Ne réfléchis pas à ce que les gens peuvent dire et suis tes rêves. J’ai d’ailleurs écrit une chanson qui parle de tout ça.

 


Propos recueillis par H.C, M.D et K.B

 

 

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